Honte et culpabilité : entrave du lien avec les familles

« Embodiment : le rôle du corps dans la cognition »,

#Colloque 
Date
 : 15 mai 2019
Lieux : Aix en Provence
Organisé par : CGGG

Cette journée d’étude du 15 Mai 2019 a pour but de clôturer le séminaire « Embodiment : le rôle du corps dans la cognition », tenu à Aix-Marseille Université depuis 2017 et labelisé Initiative Jeunes Chercheurs CRISIS depuis 2018.

Présentation du Thème général :

L’embodiment, ou cognition incarnée, a émergé au début des années 1980 comme un programme de recherche en sciences cognitives visant à réévaluer la place du corps dans l’ensemble des phénomènes cognitifs (perception, action, émotion, sentiment, langage, conceptualisation, mémoire, etc.). L’esprit n’est pas considéré de façon isolée, mais toujours à la fois « embodied », inscrit dans un corps, et « embedded », c’est-à-dire situé dans un environnement, que celui-ci soit naturel, culturel, social ou technique. 
Mais avait-on vraiment déjà pensé la cognition de façon totalement désincarnée ? Comme l’explique A. Clark , aucun chercheur sérieux n’a jamais prétendu que le corps ne jouait aucun rôle dans la cognition. Mais de quelle manière ? et jusqu’à quel point ? Quel est le rôle exact du corps ? Quelle est son importance ? Comment le définir ? Comment l’aborder ? 
L’embodiment se définit d’abord comme un mouvement d’émancipation par rapport au cognitivisme classique, qui identifie la cognition à des opérations de calcul formel sur des symboles et fait du cerveau le centre, voire le vecteur exclusif de la cognition, le rôle du corps se limitant au transfert d’informations. Pensé sur le modèle de l’intelligence artificielle, l’esprit humain est un outil computationnel réceptionnant les données des sens pour les structurer dans une représentation dont il s’agit de définir la logique d’organisation. La cognition est un système interne de traitement de l’information . Contre cette approche classique, jugée trop abstraite, la cognition incarnée engage une rupture plus ou moins radicale.
Pour Clark ou Damasio , la cognition incarnée reste compatible avec le cognitivisme classique. Mais le transfert de l’information se fait aussi dans l’autre sens : les spécificités du corps-propre contraignent les formes de nos représentations, il existe une continuité du schéma corporel aux structures abstraites de l’entendement, et même le corps doit être à l’origine des architectures d’organisation « de haut niveau ». Varela ou Chemero prônent quant à eux un embodiment radical, abandonnant l’idée même de représentation au profit de nouveaux instruments explicatifs, notamment fournis par la théorie des systèmes dynamiques. 
L’épistémologie des sciences cognitives connait ainsi un profond changement dans les années 1990. Depuis, les programmes de recherche autour de la cognition incarnée ou « embodiment » ont pris de la force, remettant en cause la nature de la cognition dans des disciplines comme la psychologie, la philosophie, l’intelligence artificielle, les neurosciences et la linguistique. La cognition est incarnée lorsque des aspects du corps de l’agent, au-delà du cerveau, jouent un rôle important dans les processus cognitifs : la cognition n’est plus conçue comme un processus de traitement symbolique de l’information, mais comme une intégration et une interaction d’un ensemble d’informations communiquant entre le cerveau, le corps et l’environnement.

Informations pratiques

Organisateur : CGGG
Adresse de l’événement : A définir

Autres informations à définir

WordPress:

%d blogueurs aiment cette page :